A tout seigneur, tout honneur, Liverpool a fait plaisir à son public en lui offrant un superbe succès contre Bolton (3-0). Beau cadeau de Noël pour un Anfield plein comme un oeuf qui a fait frissonner tout le monde avec un "You'll never walk alone" quasi-religieux lors de l'échauffement. Après trois matches nuls consécutifs sur les bords de la Mersey, les Reds ont enfin remporté une victoire chez eux. Et par un grand écart, qui plus est, ce qui est assez rare pour être souligné. C'est Albert Riera qui a mis les siens sur orbite en reprenant de volée un corner tiré au premier poteau par Gerrard (26e). Mais le héros des Scousers est le même que lors de la dernière rencontre : Robbie Keane. Auteur d'un but superbe à Arsenal dimanche, l'attaquant irlandais a inscrit un doublé en ce jour de Boxing Day (53e, 58e). L'ancienne star de Tottenham, à la conclusion de deux superbes actions collectives, a tout simplement marqué autant de buts en quatre jours qu'en quatre mois passés sous le maillot de Liverpool. Auteur de 110 buts en Premier League, Keane a fait passer une après-midi cauchemardesque aux Wanderers, jamais vainqueurs à Anfield en championnat et qui restent sur sept défaites de suite sur cette pelouse. Un stade où Liverpool n'a pas perdu en championnat de toute l'année 2008.
Dans ce Boxing Day où l'on a coutume de dire qu'un titre ne peut pas se gagner mais peut se perdre, Chelsea non plus n'a pas raté la marche. Victorieux sans surprise ni émotion d'un terne match contre la lanterne rouge, West Bromwich Albion, les Blues se sont relancés après deux nuls de suite. Didier Drogba, aligné aux côtés de Nicolas Anelka, a lancé idéalement la formation londonienne d'un coup de tête précoce à la réception d'un centre de Joe Cole (3e). Lampard a tué le suspense juste avant la pause en piquant un ballon au-dessus de Scott Carson, le portier de WBA (45e+2).
De retour du Japon, titre de champion du monde des clubs en poche, Manchester United a commencé par payer son tribut à la fatigue d'un aller-retour transcontinental : il a fallu attendre la 38e minute et une frappe (contrée) de Rooney pour assister à la première tentative du champion en titre contre Stoke (38e). Tevez n'a libéré les Red Devils que dans les dix dernières minutes à la conclusion d'un centre de G. Neville habilement relayé par Berbatov (82e). A cet instant, les Mancuniens évoluaient à onze contre dix suite à l'exclusion du défenseur de Stoke Wilkinson pour un tacle survitaminé sur C. Ronaldo (73e). M.U., reste au contact des premiers (sept points de retard sur Liverpool et six sur Chelsea) surtout grâce à ses deux matches en retard.
La chance. La baraka. The luck. Arsenal avait tout cela de son côté lors de la première période jouée à Aston Villa (2-2). Un club qui bouscule les habitudes, et qui a fortement bousculé les Gunners lors des 45 premières minutes de jeu. Les joueurs de Birmingham auraient sûrement dû mener 3-0 à la mi-temps sans que personne n'ose y redire quoi que ce soit. Totalement maîtres du jeu, les Villans ont carrément touché trois fois les montants en première mi-temps par Sidwell (6e), Milner (34e) et Davies (36e). Almunia, capitaine en l'absence de Fabregas, a sauvé la baraque sur une frappe lointaine de Young (16e). Et quand le gardien espagnol s'est emmêlé les pinceaux (43e), c'est Sagna qui a réalisé le sauvetage de l'année sur sa ligne grâce à un superbe retourné. Un geste parfait, à l'image de la rencontre de l'international français.
Orphelins d'Adebayor (suspendu), Fabregas, Djourou (blessés), Clichy (sur le banc) puis Song (touché à la 44e), les Gunners n'ont eu besoin que d'une incursion dans la surface adverse pour score par Vela (40e). Le jeune Mexicain a profité d'un moment d'absence de Reo-Cocker pour lui piquer le ballon à l'orée de la surface, mettre tout le monde dans le vent d'un coup de rein et tirer entre les jambes d'un Friedel incrédule.
Sûrement sécoués par Arsène Wenger, les Londoniens ont produit une bien meilleure deuxième mi-temps, marquant rapidement sur un une-deux au long cours entre Diaby et Eboué, conclu par un tir victorieux de l'ancien Auxerrois (48e). Van Persie a même touché le poteau à la 55e. Sûrement le tournant du match. Car Aston Villa ne méritait pas de perdre cette rencontre. Les locaux ont fait trembler les filets sur un penalty obtenu par Agbonlahor suite à une faute d'un Gallas dépassé durant une bonne partie de la rencontre. C'est Barry, défenseur en l'absence de Cuellar et Laursen, qui a transformé la sentence (2-1, 64e). Dans le temps additionnel, Zat Knight a fait exploser le Villa Park en mettant au fond des filets un ballon que la défense des Gunners n'a pas réussi à dégager. 2-2, score final d'un match haletant.
Vainqueur contre le cours du jeu à West Ham le week-end dernier (1-0), Aston Villa a compté sur son talent pour arracher un point à un Arsenal qui a longtemps cru avoir récupéré la quatrième place. Mais c'est finalement les Villans qui l'occupent après avoir joué la moitié des matches de la saison. Arsenal, qui n'a plus perdu un match de Boxing Day depuis décembre 1999, vient d'enchaîner trois nuls de suite.
Je suis assez satisfait dans l ensemble de la prestation de nos Mancuniens si l on excepte le fait que Rio se soit blessé pendant l entrainement mais il a été bien suppléé pendant le match par Evans .
Ainsi lors de ce Boxing Day nos Red Devils ont conservé leur retard de 7 points par rapport au leader Liverpool mais avec toujours 2 matchs en moins !
Autres résultats :
Chelsea 2-0 West Bromwich Albion
Tottenham Hotspur 0-0 Fulham
Portsmouth 1-4 West Ham Utd
Liverpool FC 3-0 Bolton Wanderers
Manchester City 5-1 Hull City
Middlesbrough 0-1 Everton
Wigan Athletic 2-1 Newcastle United
Sunderland 0-0 Blackburn Rovers
Aston Villa 2-2 Arsenal
